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L’enjeu des interactions de systèmes en santé

Ceux qui ont déjà travaillé un projet en santé ont pu comprendre les différences d’approches rencontrées. 

Les objectifs viennent, en autres choses, modifier les principes fondamentaux de la méthodologie UX . Non pas pour la dénaturer, mais au contraire pour la pousser à son paroxysme et mieux correspondre à la problématique. 

Les systèmes en interaction

Pour créer une solution, nous avons besoin de comprendre les besoins du système A : l’humain; afin de créer les services ou produits, c’est-à-dire le système B : la machine, apportant une solution de près ou de loin aux besoins.

La norme ISO 13407 illustre plutôt bien le concept :

Image issue du site Ergolab. 

Les systèmes malades

Ce qui est plus complexe en santé, c’est le récit de soi qui est altéré par les sensations d’un corps malade, d’un corps traité, maltraité, examiné, modifié, perçu comme anormal, voire étranger et rejeté.  

Plus encore, ce corps, discriminé et disséqué, peut avoir des perceptions extéroceptives et intéroceptives altérées. 

D’une part, les handicaps ou contraintes physiques, pour ce qui est des pathologies impactant directement les fonctions corporelles, n’absorbent pas les événements environnementaux de la même manière qu’une personne sans problème de santé.

Et d’autres parts, les perceptions intrinsèques, méta-cognitives et infra cognitives peuvent être modifiées par le vécu. L’identité cognitive des patients, avec des schémas synaptiques liés aux vécus, est forcément singulière. 

Même si l’aspect somatique complexifie forcément cette rupture entre psychologie et physiologie, cette division entre l’intérieur de soi et l’extérieur de soi reste à prendre en compte séparément dans la recherche utilisateur.

Le système à rééquilibrer

Alors si un des deux systèmes est altéré et que l’aspect de votre solution consiste à apporter une solution dite thérapeutique, il s’agira de fournir une interaction vertueuse. 

Nous appelons cela les DTx

Ce sont des solutions qui ont pour objectif de combler une brèche de la PEC lorsque le parcours de soin ne peut répondre à un besoin particulier.

Par exemple, les DTx sont particulièrement performant en rééducation physique ou cognitive, dans le soulagement de la douleur et dans la prévention.

Les enjeux d’interaction

Tout se passe dans les interactions créées. 

Le flow est d’une importance fondamentale puisqu’elle permet de créer et entretenir le lien entre la thérapie et le patient. 

Plus encore qu’un excipient de la thérapie, elle peut être le principe actif principal du traitement.

Pour ce faire, les interactions doivent s’apporter mutuellement. 

Les feedbacks de la solution doivent forcément être précisément adaptés aux signaux envoyés par l’utilisateur. 

Ces feedbacks permettent à l’utilisateur de comprendre son action, de le situer dans sa marge de progression et de juger plus facilement les efforts futurs à fournir. 

Les techniques de gamification sont vraiment très utiles et efficaces pour créer ce type d’interaction. 

Les KPI à suivre ou insights

Dans le suivi des projets UX, nous avons besoin de récolter des KPI pour comprendre si la solution fournie fonctionne. 

Mais nous parlerons en santé de marqueurs dynamiques. C’est-à-dire de données comportementales et physiologiques, incluses dans un environnement dynamique. 

Ce type d’interactions systémiques constitue l’aspect phénoménologique des pathologies sur lesquelles les UX Designers peuvent travailler. 

Les essais cliniques en amont permettent de vérifier que ces marqueurs sont suffisants pour jauger de l’état de santé du sujet.

N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez en savoir davantage.



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